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# Mise à Jour - RAPPEL #

Le 24 décembre 2017, Yves Suppo, le père de Nicolas, tient la photo de son fils disparu en 2012. Photo Le DL/D.M.

Jean-Yves Coquillat, le procureur de la République de Grenoble, a ordonné le 19 janvier dernier la réouverture de quatre enquêtes portant sur des disparitions survenues entre 2010 et 2016, a appris le Dauphiné Libéré. Ces dossiers avaient été classés au fil du temps, faute d'éléments probants permettant de s'orienter sur des pistes précises. Mais dans le contexte lié aux affaires Lelandais, le parquet a rouvert quatre enquêtes préliminaires, confiées pour deux d'entre elles à la police judiciaire, et pour les deux autres aux gendarmes de la section de recherches de Grenoble.

Ces nouvelles investigations concernent Nicolas Suppo, 30 ans, qui s'est volatilisé le 15 septembre 2010 dans la région grenobloise, Malik Boutvillain, 32 ans, disparu le 6 mai 2012 à Echirolles, Stéphane Chemin, 33 ans, père d'un enfant de huit mois, disparu dans la région de Bourg-d'Oisans le 23 septembre 2012, Georgette Bonnet, 79 ans, domiciliée à Lumbin (Isère), disparue en allant chercher des champignons dans le massif de Belledonne.

Les familles s'étaient manifestées auprès du parquet pour demander la reprise des enquêtes après l'arrestation de Nordahl Lelandais. Le procureur a expliqué au Dauphiné Libéré les avoir reçues pour leur annoncer la réouverture d'enquêtes préliminaires: "Je suis sensible à la situation des familles et à la situation dans laquelle elles se trouvent. Je leur ai expliqué qu'aucun lien, en l'état, n'était établi avec les dossiers dans lesquels M. Lelandais est soupçonné, mais que, pour autant, on ne pouvait pas exclure totalement cette éventualité puisque l'on ne sait pas ce qui s'est passé", a indiqué Jean-Yves Coquillat hier.

Dans l'affaire Boutvillain, de nouvelles expertises doivent être pratiquées sur l'ordinateur et le téléphone du disparu, qui ont été précieusement conservés par la famille et qui n'avaient pas, selon M. Coquillat, été exploités jusqu'alors. Sur l'affaire Bonnet, la seule raison de la réouverture d'enquête est la proximité géographique (une distance d'environ 15 kilomètres) entre la zone de la disparition et les lieux de découverte des ossements d'Arthur Noyer, à Montmélian, dont Nordahl Lelandais est soupçonné du meurtre.

Notre enquête complète est à lire dans les éditions du Dauphiné Libéré de ce jeudi 1er février