ENLEVEMENT PARENTAL

AVIS DE RECHERCHE

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Disparue le 14 janvier 2017 à l'âge de 18 mois

Meriem SHAURLI

Née le 20/06/2015

Enlevée en ALGERIE depuis le 28 décembre 2015.

Pourrait se trouver dans la Wilaya d'Adrar (Algérie)

Cédric Shaurli a tout lâché pour quelques heures passées avec sa fille, retenue en Algérie depuis près de 14 mois. Son ex-belle-famille a fait de sa vie un enfer, et lui refuse tout contact avec l'enfant.

Presque 14 mois que l'impensable s'est produit. «Nous étions allés présenter Meriem, âgée de 6 mois, à la famille de ma femme, en Algérie, se souvient Cédric Shaurli. Je suis allé me doucher. En redescendant, Meriem, sa mère et sa grand-mère avaient disparu.» Ce matin du 28 décembre 2015 tourne en boucle dans la tête de ce Gersois de 33 ans, journaliste de formation, et traducteur. Comment il a cherché à joindre la mère, la grand-mère, comment celle-ci lui a répondu : «Maintenant, tu vas savoir ce que c'est d'avoir ta fille loin de toi !» Même s'il avait conscience du lien très fusionnel qui unissait la mère et la fille, Cédric Shaurli n'a rien vu venir. Sa femme, Algérienne, l'avait rejoint en France, ils s'étaient mariés et l'enfant était désirée. Elle retournait régulièrement voir sa mère — «il n'y a aucun homme dans cette famille». «Ça a été comme la foudre…»

Contraint de rentrer en France, il multiplie très vite les allers-retours entre le Gers et Alger, où vivent désormais Meriem et sa mère, dans la maison de la grand-mère, ex-cadre d'une multinationale. Parfaitement à l'aise avec la législation algérienne, la matriarche dresse un à un mille obstacles sur la route du jeune père désespéré. Motifs religieux, répudiation, code de la famille, risques d'enlèvement, tout y passe pour empêcher Cédric Shaurli de voir sa fille.

5 heures de visite en 6 mois

À force de recours en justice, il obtient en février un droit de visite, le vendredi de 9 heures à 17 heures L'entrevue se passe dans un climat de haute tension, dans une pièce où le papa ne peut même pas prendre sa fille dans ses bras, cerné par la belle-famille tandis que des voisins encerclent la maison. Mais Cédric Shaurli ne baisse pas les bras. Il revient, en avril. Obtient une visite. Que les deux femmes réduisent de leur propre chef à 3 heures de temps. Il repart au combat la semaine suivante, avec un huissier. Dépose des plaintes pour non-présentation d'enfant. Son ex-femme — il a obtenu le divorce, et la garde de Meriem, en France — est lourdement condamnée en Algérie, mais y conserve la garde. Cédric Shaurli passe l'été 2016 en Algérie, décidé à faire valoir ses droits chèrement acquis. Entre décembre 2015 et juin 2016, il a vu Meriem 5 heures… Chaque visite, toujours au domicile de la grand-mère, devient un calvaire. En septembre, le jeune homme vend tout ce qu'il possède pour partir en Algérie. «J'y suis resté jusqu'au 14 janvier 2017. La tension était toujours là, mais c'était déjà plus calme.»

Car en janvier, le jugement de divorce en Algérie est enfin connu, et il donne un droit de visite hebdomadaire et la moitié des vacances au père. Pour ce dernier, c'est un soulagment. «J'avais tout prévu pour la première visite, se souvient-il. Enfin, j'étais libre d'aller me promener avec ma fille, de jouer avec elle dehors !» Las. La veille, il reçoit un courrier par huissier. Son ex-épouse, alors que le jugement ne lui en donne pas le droit, lui annonce qu'elle a déménagé. A 1 400 km d'Alger. Adrar, en plein Sahara. Il vérifie. L'adresse est fausse. Il dépose plainte, encore une. Son visa expire et le voilà contraint de rentrer en France. Mais sa détermination, en dépit de la peine, de la fatigue d'une lutte si longue, et d'une administration algérienne récalcitrante, reste intacte. «Matériellement, c'est devenu très difficile. Je vais chercher un emploi, en France ou là-bas. Mais je ne lâcherais jamais. Je veux me battre pour retrouver ma liberté avec ma fille.»

Pour soutenir Cédric Shaurli : Un père pour Meriem sur Facebook

En cas d'informations, contacter

le 01.40.97.80.16